Enfant de Brioude : Eugène GILBERT 1889-1918

Eugène GILBERT naît le 19 juillet 1889 à Riom et passe son enfance à Vichy. en 1900 sa mère Céline GILBERT épouse Albert BRAILLE né à Lamothe, marchand de cycles et automobiles à Brioude. La famille déménage place de la Fènerie (Place Eugène Gilbert aujour’hui) et il intègre le collège de Brioude en classe de 6e – 5e -4e.

Attiré par la mécanique; il entre dans un grand garage Clermontois (Garage BASTIDE) en qualité de « metteur au point » à l’age de 16 ans et se passionne pour l’aéronautique. Puis il se marie avec Marie BERNARDIN à Clermont-Ferrand en 1909 et s’inscrit quelques mois plus tard à l’école Blériot à Etampes, ou il pobtiendra son brevet de pilote civil N°240 après seulement 8 leçons et 1h30 de vol.(Almanach de l’aéroclub de France).

Appelé au 92e R.I. de Clermont-Ferrand, il sera gravement blessé lors d’un accident d’avion et mis en convalescence pour 6 mois. Durant ce repos forcé il fait le trajet de Clermont à Brioude où il sera le premier pilote à atterir le 8 mars 1912 sur l’actuel terrain d’aviation (Une stelle sur l’aérodrome de Brioude commémore cet événement). Le 24 mars Eugène GILBERT en repart en direction de Clermont-Ferrand, c’est le premier aéroplane à avoir touché le sol Brivadois.

Il obtient son brevet militaire N°160, puis c’est le temps des records de vitesse, hauteur, de distance ( Paris- Victoria 850 km, puis Paris- Pulpitz- Demgarden en Pomeranie, 970 km en 5h00 sans escale). En mars 1913, victime d’un grave accident d’hydro-aeroplane, repêché dans le coma, il sera immobilisé durant 3 mois, ce qui ne l’empêchera pas de gagner la coupe Michelin au mois d’aout en effectuant le Tour de France 3000 km en 39h 35′ 42 ».

Aout 1914, caporal-aviateur appelé au dépôt de Dijon, il sera affecté à l’escadrille MS23 puis MS49 où il remportera de nombreuses victoires face à l’ennemi, jusqu’à la mission où victime d’une panne, il doit atterrir en Suisse, et fait prisonnier en juin 1915.

Il ne rentrera en France qu’un an plus tard après deux evasions. A son retour, il sera affecté à la préparation et aux tests d’avions militaires Morane-Saulnier à Paris, où ses compétences et sa longue expérience vont être judicieusement utilisées.

Le 17 mai à Villacoublay, lors d’un essai, dans un vol piqué à 3000 m, Eugène GILBERT perd la vie sur un nouvel appareil à 280 km/h. Ses funérailles sont célébrées le 20 mai 1918.

août 5, 2018